
Régulièrement , dans les rues, maisons ou écoles de Bukavu et Kabare, des enfants se brûlent, tombent, s’étouffent ou se blessent.
Et chaque jour, d’autres jeunes sont témoins de ces accidents… sans savoir comment réagir.
À l’occasion de la
Journée mondiale des premiers secours, célébrée chaque 9 septembre, une question nous interpelle : Et si nos enfants étaient capables d’agir ? Et s’ils pouvaient, eux aussi, sauver des vies ?
Pourquoi former les jeunes aux premiers secours ?
Parce que ce sont souvent eux les premiers sur les lieux :
Quand un petit frère tombe dans le feu,
Lorsqu’une camarade de classe perd connaissance,
Ou quand un voisin fait une crise dans la rue.
Les premiers secours ne se limitent pas à soigner. C’est apprendre à protéger, à garder son calme et à prendre soin des autres. C’est une éducation à la vie, dès le plus jeune âge.
Maman Espérance Bisimwa, éducatrice à Kabare, partage une expérience marquante :
« Un élève de 10 ans a sauvé son camarade qui s’étouffait avec un morceau de pain. Il avait vu le geste dans un film. Imaginez ce que cela donnerait si on leur apprenait ces gestes à l’école… »
Elle ajoute :
« Les enfants sont curieux et apprennent vite. Si on leur enseigne les bons réflexes, ils peuvent même aider leurs familles. »
Dans plusieurs villages de la région, les centres de santé sont éloignés, les ambulances quasi inexistantes, et peu de personnes connaissent les gestes de premiers secours. Pourtant, les premières minutes après un accident peuvent tout changer. Trop souvent, par manque de formation, rien n’est fait.
Intégrer les premiers secours dans le programme scolaire.
Former les enseignants et éducateurs* à transmettre ces gestes.
Créer des clubs “Jeunes secouristes” dans les écoles, les églises, les maisons de jeunes
Utiliser les radios et les réseaux sociaux pour diffuser des messages simples et éducatifs
Former les jeunes, c’est :
Sauver des vies dans les foyers, les quartiers, les écoles.
Former une génération responsable, prête à agir
Donner aux enfants un savoir utile, concret, humain
En ce 9 septembre, ne leur parlons pas seulement d’avenir. Donnons-leur les moyens de le protéger.
Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare.
