
Chaque 5 septembre, le monde commémore la Journée internationale de la charité, instaurée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2012, en mémoire de Mère Teresa, disparue le 5 septembre 1997. Cette journée vise à promouvoir la solidarité et le soutien aux plus vulnérables. Dans un contexte marqué par les crises humanitaires, elle constitue une occasion de rappeler que des milliers d’enfants continuent de souffrir des conséquences des conflits armés, notamment en territoire de Kabare et en province du Sud-Kivu.
À cette occasion, Blaise Mukozi, coordonnateur de l’Union de la Jeunesse pour l’Action Congolaise (UJAC), a lancé un appel vibrant à la solidarité, ce 5 septembre 2025, lors d’un entretien avec un correspondant de Watoto.
« Nos enfants vivent dans une précarité indescriptible : déplacés par les violences, privés d’école, exposés à la faim et aux maladies. La Journée internationale de la charité devrait être pour chacun de nous un rappel urgent : nous avons le devoir moral d’agir », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette journée n’est pas seulement symbolique, mais doit servir de levier de mobilisation sociale et humanitaire. Il appelle les autorités, les organisations caritatives, la société civile et les partenaires internationaux à multiplier les initiatives d’aide en faveur des enfants victimes de la guerre dans le Sud-Kivu.
« L’avenir du pays dépend de cette jeunesse. Si nous n’agissons pas maintenant, nous risquons de perdre une génération entière »,
a ajouté Blaise Mukozi.
La Journée internationale de la charité est plus qu’un calendrier commémoratif : elle est un cri de conscience pour redonner espoir aux enfants marqués par la guerre. Dans le territoire de Kabare comme dans toute la province du Sud-Kivu, la solidarité et la compassion doivent se traduire en actions concrètes afin que ces enfants retrouvent leurs droits, leur dignité et la possibilité de rêver à nouveau.
Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu
