0 2 minutes 8 mois

Ce lundi 1er septembre 2025, comme sur l’ensemble du territoire national, les écoles ont officiellement rouvert leurs portes, marquant le début de l’année scolaire 2025–2026.

Cependant, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), la reprise s’est faite dans un climat d’incertitude et de frustration.

Si les élèves et les chefs d’établissements ont répondu présents, les enseignants, eux, ont brillé par leur absence, majoritairement restés à la maison.
La raison principale : le non-paiement de leurs salaires depuis plusieurs mois.

Selon le secrétaire permanent du syndicat des enseignants des écoles primaires publiques, antenne de Rutshuru, certains enseignants accusent plus de 7 mois d’arriérés, d’autres 5 mois, sans compter la prime liée à la gratuité de l’enseignement et les frais de fonctionnement, également non versés depuis plus de 7 mois.

Cette situation critique
démotive des enseignants et compromet sérieusement le bon déroulement de l’année scolaire en cours. Les syndicats pointent du doigt certaines organisations chargées du paiement dans les territoires de Rutshuru et Masisi, les accusant de négligence et d’injustice dans la gestion des fonds.

Un enseignant croisé dans les rues de Kiwanja témoigne :

« Comment pouvons-nous enseigner alors que nous ne parvenons même plus à nourrir nos familles ? »

Face à cette crise, des appels urgents sont lancés au gouvernement congolais, aux partenaires éducatifs ainsi qu’aux ONG œuvrant dans le secteur de l’éducation afin de trouver une solution rapide. Sans enseignants dans les salles de classe, l’idéal d’une éducation de qualité pour tous reste gravement menacé, particulièrement dans cette zone déjà fragilisée par l’insécurité et les déplacements massifs de population.

Sophie Mavuta volontaire pour les enfants et les jeunes à Rutchuru

Auteur/autrice

Laisser un commentaire : Que pensez-vous de cet article ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.