
Dans la province du Sud-Kivu, l’éducation repose sur des traditions anciennes, marquées par l’autorité et la discipline stricte. Si ces méthodes ont forgé des adultes endurants, elles laissent aussi des traces douloureuses. Aujourd’hui, certaines familles commencent à remettre en question cette manière d’éduquer, explorant des approches plus bienveillantes, centrées sur l’écoute, le dialogue et le respect de l’enfant sans pour autant renoncer aux limites.
Des parents, comme Grâce à Bukavu, témoignent des changements positifs :
« Mon fils m’écoute mieux depuis que je le reprends sans crier. »
Pascaline Nkoy, mère de cinq enfants, témoigne :
« Moi, je continue comme mes parents ont fait. Pas parce que je ne veux pas changer, mais parce que je ne sais pas comment faire autrement. Quand on n’a pas été écouté enfant, on ne sait pas comment écouter. »
Ce constat soulève une question importante : comment concilier l’héritage éducatif reçu avec les connaissances actuelles sur le développement des enfants ?
Il ne s’agit pas de rejeter les valeurs culturelles. Il s’agit de les faire évoluer :
Respect, sans peur.
Autorité, sans humiliation
Exigence, avec compréhension.
Écouter l’enfant, c’est aussi :
L’aider à exprimer ses émotions, lui faire comprendre les règles, Instaurer une relation de confiance , développer son sens critique
Changer, ce n’est pas renier sa culture. C’est choisir une éducation qui construit des enfants plus stables, responsables et épanouis. Cela commence par une simple intention : éduquer avec le cœur, sans renoncer à ses racines.
Yseult Lwango volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
