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Alors que des milliers d’enfants se préparent à reprendre le chemin de l’école, une réalité plus dure se profile dans plusieurs coins de l’Est de la République démocratique du Congo : de nombreux enfants orphelins risquent de rester à la maison, faute de moyens.

Dans les provinces comme le Sud-Kivu, le Nord-Kivu ou l’Ituri, les conflits armés, les déplacements forcés et la pauvreté chronique ont laissé derrière eux des milliers d’enfants sans parents, sans soutien, et souvent sans espoir de scolarisation. À quelques jours de la rentrée, ces enfants n’ont ni uniformes, ni cahiers, ni frais de minerval. Pour certains, même un repas par jour reste incertain.

Des témoignages qui brisent le silence

À Bukavu, Kabare,, ou dans les zones rurales comme Shabunda ou Kalehe, les récits se ressemblent : des enfants confiés à des familles d’accueil débordées, d’autres livrés à eux-mêmes, travaillant dans les marchés ou les carrières pour survivre.

« J’ai perdu mes parents dans un massacre en 2023. Depuis, je vis chez ma tante. Elle a déjà cinq enfants. L’an dernier, je n’ai pas pu aller à l’école. Cette année, je rêve d’y retourner, » confie un jeune de 12 ans sous couvert d’anonymat.

Ces voix, souvent ignorées, rappellent l’urgence de ne pas laisser ces enfants derrière.

Une situation alarmante

Selon des estimations locales, des milliers d’enfants orphelins dans l’Est du pays ne sont pas scolarisés ou risquent de manquer la rentrée 2025-2026. La majorité vivent dans des conditions précaires, sans accès aux besoins de base.

Les écoles publiques sont débordées. Les frais scolaires, même minimes, restent inaccessibles pour de nombreuses familles d’accueil ou tuteurs, souvent sans revenus stables. Quant aux structures d’encadrement, elles manquent de tout : bancs, fournitures, enseignants, moyens de transport, etc.

Un appel à la mobilisation

Face à cette situation, les organisations locales, les associations humanitaires, les entrepreneurs, les congolais de la diaspora, mais aussi les citoyens de bonne volonté sont appelés à agir.

Ce que chacun peut faire :
Parrainer la scolarité d’un enfant orphelin.
Offrir un uniforme, un sac ou des fournitures scolaires
Soutenir une école de quartier accueillant des enfants vulnérables.
Mettre en place des fonds de solidarité communautaires.

Même un petit geste peut changer une vie. Une trousse complète, un minerval payé, ou même un repas quotidien à la cantine, permettent à un enfant de retrouver le chemin de l’école avec dignité.

Une rentrée qui concerne toute la société

« Quand un enfant va à l’école, il ne prend pas les armes. Il construit. Il rêve. Il devient utile à la société, » rappelle Lebon kisubi, un enseignant au sud-Kivu.

Iorphelins, c’est plus qu’un acte de charité. C’est investir dans l’avenir d’un pays meurtri, redonner espoir à une génération, et poser les bases d’une paix durable.

Yseult Lwango ,volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud Kivu

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