
À l’occasion de la Journée mondiale des lacs célébrée ce 27 août, l’attention se porte sur les grands lacs de l’est de la République démocratique du Congo. Du Kivu au Tanganyika, ces étendues d’eau sont bien plus que des paysages : elles représentent des sources vitales, des réservoirs de biodiversité et un héritage naturel que la jeunesse congolaise cherche à protéger.
À Bukavu, le lac Kivu souffre visiblement de la pollution. Déchets plastiques, eaux usées, exploitation anarchique… les menaces s’accumulent.
« Nous vivons à côté du lac, mais nous le détruisons chaque jour », regrette Grâce, étudiante à l’ISP Bukavu. Cette situation n’épargne pas d’autres lacs de la région, exposés à des pratiques qui compromettent leur équilibre écologique.
Face à cette dégradation, des initiatives citoyennes émergent. À Goma, des clubs environnementaux organisent des opérations de nettoyage le long du lac. À Uvira, de jeunes pêcheurs mènent des campagnes de sensibilisation pour encourager la pêche durable sur le lac Tanganyika. « Si nous ne faisons rien, ce sont nos enfants qui n’auront plus d’eau propre », alerte Michel, 19 ans, engagé dans un collectif local.
La Journée mondiale des lacs rappelle l’importance de l’eau douce, ressource limitée et menacée. L’implication des jeunes apparaît comme un levier essentiel pour renforcer la protection de ces milieux aquatiques. Par des gestes concrets, ils démontrent que la mobilisation pour l’environnement ne dépend pas uniquement des moyens, mais aussi de la volonté.
Préserver les lacs, c’est préserver l’avenir. En ce 27 août, la jeunesse congolaise envoie un message clair : il est temps d’agir.
Gloria Bakulikira volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
