
Dans le cadre de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée ce mercredi 20 août 2025, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), en collaboration avec REMED et plusieurs partenaires, a organisé une série d’activités à Goma, visant à renforcer la compréhension de l’action humanitaire et à promouvoir un accès sécurisé à l’aide, notamment pour les enfants.
La journée a été marquée par deux temps forts la première activité, une conférence-débat, a réuni des acteurs humanitaires, des étudiants de l’UNIGOM.

Les échanges ont porté sur les principes humanitaires, la protection des civils, le droit international humanitaire, mais aussi la lutte contre les fausses informations qui entravent souvent l’accès à l’aide, au détriment des plus vulnérables, notamment les enfants.

Pour Merci Mayala, chef de la sous-coordination d’OCHA au Nord-Kivu, ces deux échanges sont essentiels :« Nous avons voulu impliquer les étudiants, les autorités et d’autres membres de la communauté, car chacun a un rôle clé dans la facilitation de l’aide humanitaire, surtout en période de crise où des milliers d’enfants dépendent de cette assistance pour survivre. »

La journée a également été marquée par une foire humanitaire ayant réuni plusieurs organisations locales et internationales, venues présenter leurs actions et leurs domaines d’intervention au service des communautés.

Parmi elles, l’Observatoire des Droits Humains (ODH), une organisation active dans plusieurs provinces, avec un accent particulier sur la protection de l’enfance.
Selon Damien Muherya, Directeur de programmes chez ODH :« ODH agit sur le terrain pour offrir aux enfants un environnement sûr, protecteur, et s’assurer qu’ils jouissent pleinement de leurs droits fondamentaux. »
Il a précisé que leur travail inclut l’identification et la prise en charge des enfants vulnérables, séparés de leurs familles, non accompagnés ou victimes de violences, en vue de leur réinsertion dans un cadre protecteur. Ces enfants sont ensuite orientés vers l’éducation, les soins de santé, et d’autres services essentiels.

Enfin, Damien Muherya a lancé un appel à l’action collective:
« La protection de l’enfant ne concerne pas uniquement les ONG. C’est un devoir de chacun. Agissons tous ensemble pour garantir un avenir digne aux enfants. »
Cette journée a rappelé que l’accès humanitaire n’est pas uniquement l’affaire des organisations, mais une responsabilité partagée. En impliquant les étudiants, les autorités, les leaders communautaires et les citoyens, la communauté de Goma montre que chacun peut jouer un rôle clé pour permettre aux enfants vulnérables d’accéder à l’aide vitale dont ils ont besoin. Car protéger l’enfance, c’est bâtir la paix et l’espoir dès aujourd’hui.
Michael Lufungulo journaliste volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News
