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Le lait maternel reste l’aliment le plus précieux pour le nourrisson, mais sa qualité dépend en grande partie de l’alimentation de la mère.
À Bukavu, de nombreuses femmes allaitent, souvent dans des conditions nutritionnelles précaires qui influencent directement ce que reçoit leur bébé.

À Nkafu, Jeanne, mère de trois enfants, allaite son dernier-né. Son menu quotidien est simple : « Le matin, je prends du thé avec du pain. À midi, souvent du foufou avec des légumes. La viande ou le poisson, c’est rare », confie-t-elle.

Pour Anna Balumisa, étudiante en nutrition à l’ISTM Bukavu, cette monotonie alimentaire peut nuire à la qualité du lait maternel :
« Quand une mère consomme régulièrement des aliments comme les haricots, les œufs, le poisson ou des légumes à feuilles vertes, son lait devient plus nutritif pour l’enfant »,explique-t-elle.

Dans plusieurs quartiers de la ville, les repas sont dominés par des aliments rassasiants mais peu diversifiés, souvent par manque de moyens ou par habitudes culturelles. Pourtant, les spécialistes insistent : même avec des ressources limitées, il est possible d’améliorer la qualité nutritionnelle des repas.

Des efforts simples, comme intégrer des produits locaux riches en nutriments, peuvent faire une réelle différence dans la croissance et le développement des bébés allaités.

Gabriel Cubaka, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu

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