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Dans de nombreuses écoles, les décisions éducatives sont prises sans consulter ceux qui sont pourtant les premiers concernés : les élèves. Pourtant, la Convention relative aux droits de l’enfant reconnaît à chaque enfant le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’affectant. Cela inclut le cadre scolaire, où les enfants passent la majeure partie de leur temps.

En pratique, très peu d’élèves ont voix au chapitre lorsqu’il s’agit de choisir les activités, de réfléchir aux méthodes pédagogiques ou même de commenter les sanctions qui les concernent.

Des voix d’enfants trop souvent ignorées

Nathan Elonga, 12 ans, élève en 7e année: « J’ai une fois proposé une autre manière de faire les devoirs. La maîtresse m’a dit que je parlais trop. Depuis, je me tais. »

Fiona Bukole, 13 ans, en 1ère:
« Un camarade a été puni injustement. On voulait expliquer, mais personne ne nous a écoutés. Notre parole ne compte pas. »

Éric Baseme, 11 ans, en 6ème: « J’aimerais qu’on nous demande ce qu’on aime. On nous impose toujours des choses. »

Grace Iragi, 14 ans, en 2e secondaire: « On nous dit qu’on est trop jeunes pour comprendre. Pourtant, nous vivons l’école chaque jour. »

Ces témoignages révèlent un malaise : de nombreux enfants se sentent exclus des décisions qui influencent directement leur vie scolaire. Une situation qui peut nuire à leur confiance, leur implication et leur épanouissement.

L’avis des experts :

M. Kalume, enseignant: « Donner la parole aux élèves renforce leur sens de responsabilité. Il suffit de les accompagner. »

Mme Bisimwa, psychologue scolaire: « Être écouté est essentiel pour développer l’estime de soi. Ne pas le faire revient à nier leur valeur. »

M. Kasereka, pédagogue « Les écoles doivent créer des conseils d’élèves. Cela favorise l’expression, la participation et la transparence. »

Me Nabintu, juriste en droits de l’enfant: « Le droit à la participation est un droit fondamental. Il doit être respecté aussi dans le cadre scolaire.

Écouter les enfants à l’école, ce n’est pas seulement reconnaître leurs droits, c’est aussi construire une éducation plus humaine, plus juste et plus efficace. Car une école qui donne la parole est une école qui prépare à la citoyenneté.

Louise bibentyo volontaire pour les enfants et les jeunes à bukavu

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