
La publication des résultats de l’examen d’État à peine trois jours après la fin des épreuves a suscité étonnement et interrogations. Pourtant, cette prouesse n’est ni un coup de chance ni un tour de magie. C’est l’aboutissement d’un processus longuement préparé, fondé sur une combinaison de stratégie, de technologie et de rigueur organisationnelle.
Selon Jacks Ngalangala, conseiller en sécurité informatique au sein du ministère de l’Éducation nationale, cette innovation repose sur trois piliers : une logistique optimisée, la décentralisation des centres de correction, et l’introduction d’un logiciel intelligent boosté à l’intelligence artificielle.
Trois provinces disposent aujourd’hui de centres modernes capables de corriger localement, voire de soutenir les provinces voisines, allégeant ainsi les délais dus au transport des copies vers Kinshasa. Par ailleurs, la correction a été amorcée dès le premier jour de l’examen, assurant une continuité de traitement, même les jours fériés.
Côté technique, un système obsolète a été remplacé par une plateforme capable de corriger plus de 100 pages par minute, tout en intégrant un double contrôle humain pour garantir la fiabilité.
Sur les réseaux sociaux, si certains saluent la prouesse technologique, d’autres se laissent emporter par la suspicion. Preuve que dans l’ère numérique, l’innovation rapide doit s’accompagner d’une pédagogie constante pour éviter que la vitesse ne soit confondue avec l’irrégularité.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News avec le Ministère de l’EPST
