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Chaque année, pendant les vacances scolaires, des milliers d’enfants âgés de 10 à 17 ans traversent vers Bangui pour s’adonner à des activités génératrices de revenus : vente de produits, petits commerces de rue, pêche ou agriculture. Leur objectif : aider la famille à survivre ou préparer la rentrée scolaire. Mais ce travail précoce n’est pas sans risque

Accidents de route, agressions, enlèvements, violences sexuelles..ces enfants, livrés à eux-mêmes, s’exposent à des réalités brutales. À Zongo même, bien que les chiffres précis manquent, plusieurs signaux confirment une situation préoccupante : précarité des familles, retour difficile à l’école, et manque criant d’encadrement.

Selon des ONG, environ 30 000 enfants auraient été sensibilisés à l’importance de retourner à l’école. Un chiffre qui en dit long sur le phénomène du travail des enfants, souvent perçu comme un mal nécessaire.

Située face à Bangui, capitale de la Centrafrique, la ville frontalière de Zongo (Sud-Ubangi, RDC) vit au rythme des échanges transfrontaliers. Une proximité qui façonne l’économie locale.

Face à cette réalité, un travail concerté entre autorités locales, ONG, écoles et familles s’impose. Une approche multisectorielle est urgente : améliorer l’accès à l’éducation, soutenir économiquement les familles, renforcer la sécurité et faire respecter les droits de l’enfant.

Les vacances ne devraient pas être synonymes de labeur ou de mise en danger. Elles doivent être un temps de repos, d’apprentissage libre et de protection. À Zongo comme ailleurs, garantir cela est une responsabilité collective.

Edouard Rogose volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

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