0 3 minutes 10 mois

À Miti Centre, dans le territoire de Kabare, au nord de Bukavu (Sud-Kivu), un phénomène gagne du terrain : de plus en plus d’enfants, parfois âgés de moins de 10 ans, louent des vélos pour se divertir. Ce qui semble être un simple jeu devient pourtant un problème de sécurité publique.

Sur des routes non aménagées, souvent envahies de motos et de véhicules, ces enfants roulent sans casque, sans aucune protection, et surtout sans réelle conscience du danger. Certains circulent à vive allure, zigzaguent entre les passants ou empruntent les axes les plus fréquentés.

« J’aime louer le vélo, c’est amusant. Je le prends pour 500 francs pendant 30 minutes. Parfois, on fait la course avec les amis », confie Ajibu Mulongo Samuel, 11 ans, tout sourire, inconscient des risques encourus.

Des chutes violentes, des collisions évitées de justesse… Plusieurs habitants témoignent de scènes inquiétantes. Pourtant, le phénomène persiste, entretenu par l’absence de régulation et par des loueurs souvent indifférents aux conséquences.

La société civile alerte

Face à cette situation, des acteurs de la société civile de Kabare interpellent familles et autorités : « Il est inacceptable de laisser les enfants s’exposer à un tel danger. Nous demandons aux parents de mieux surveiller leurs enfants, et aux autorités locales de réguler, voire interdire, la location de vélos aux mineurs non accompagnés », insiste Alfred Masumbuko, membre d’un mouvement citoyen local.

Parmi les recommandations :
Lancer une campagne de sensibilisation communautaire.
Encadrer légalement les activités de location de vélos par des arrêtés locaux.
Impliquer écoles, églises et chefs de quartier dans la prévention.

La responsabilité parentale en première ligne

Les enfants ignorent souvent les dangers qui les entourent. Il revient donc aux parents de les encadrer, de discuter avec eux et de leur faire comprendre les risques liés à ce loisir.

« Le plaisir de rouler à vélo ne doit pas se transformer en tragédie. Agissons pendant qu’il est encore temps », concluent nos sources.

Un vélo mal encadré peut rouler droit vers le danger, mieux vaut prévenir

Yseult Lwango, volontaire pour les enfants et les jeunes à Kabare

Auteur/autrice

Laisser un commentaire : Que pensez-vous de cet article ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.