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À Baraka, les vacances de juillet et août devient chaque année une période difficile pour de nombreux jeunes élèves. Privés d’activités éducatives, plusieurs d’entre eux sont contraints de se livrer à des travaux physiques éprouvants fabrication de briques, port de charges lourdes, travaux champêtres dans l’objectif de se procurer des effets scolaires pour la rentrée.

Le commissariat de la Police nationale congolaise (PNC), via son escadron de protection de l’enfance et de prévention des violences sexuelles, se dit profondément préoccupé par cette situation. Le commissaire Kicha Walengamina, en poste à Katanga, déplore l’exploitation des enfants durant les vacances et appelle les parents à assumer pleinement leurs responsabilités. Il met en garde : « Si cette pratique continue, la loi s’appliquera. »

Everina Mwanu’e, une élève de 15 ans en 7e année du cycle terminal de l’éducation de base, confie qu’elle vend de la canne à sucre qu’elle va chercher à Mushilwa, à plus de 8 kilomètres. Ses camarades, eux aussi, se débrouillent : certains façonnent des briques, deviennent cyclistes, aides-maçons, bûcherons, serveurs ou encore pêcheurs, pour se procurer des uniformes, des cahiers, ou des chaussures.

« Les vacances sont devenues synonymes de labeur pour les enfants. Pire encore, certains parents les exploitent davantage aux champs, sachant qu’ils ne seront plus disponibles après la reprise des cours », témoigne un habitant.

Cette situation, répétée chaque année, interpelle les autorités locales, qui appellent à des solutions concrètes pour garantir aux enfants un véritable droit au repos, à la protection et à l’éducation.

Mihali Cordontch volontaire pour les enfants et les jeunes depuis Baraka

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