0 3 minutes 10 mois

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation accélérée du système éducatif et de la protection des civils dans la province du Sud-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo. Dans son rapport du mois de juin, rendu public ce lundi, 21 juillet l’agence onusienne dénonce les conséquences graves de l’insécurité et des conflits armés qui gangrènent la région.

Selon les données collectées, 635 écoles, soit 7,7 % des établissements éducatifs de la province, ont dû fermer leurs portes en raison de l’insécurité, privant ainsi plus de 272 500 enfants (dont 146 285 filles et 126 300 garçons) d’accès à l’éducation.

Le rapport précise également qu’au moins 12 écoles sont actuellement occupées ou ont été ciblées par des attaques de groupes armés. Par ailleurs, plus de 20 500 élèves de fin de cycle primaire (9 748 filles et 9 507 garçons) n’ont pas pu passer leurs examens de fin d’études.

En matière de protection des civils, OCHA signale 2 244 incidents recensés dans les territoires de Kalehe, Fizi, Mwenga, Walungu, Uvira, Shabunda et Kabare. Il s’agit notamment de violences physiques, d’abus sexuels, d’extorsions et de recrutements forcés d’enfants par des groupes armés.

L’agence souligne aussi que plusieurs axes routiers sont restés impraticables pour les humanitaires en raison des affrontements, entravant notamment l’acheminement de l’aide dans les zones de santé de Fizi, Uvira et Mwenga.

Malgré ce contexte difficile, plus de 408 000 personnes ont pu bénéficier d’une aide alimentaire dans la province, dans le but de freiner la progression de l’insécurité alimentaire.

Ce rapport met une fois de plus en lumière la détresse croissante des populations du Sud-Kivu et la nécessité urgente d’une réponse humanitaire renforcée.

Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes avec Actualité.cd

Auteur/autrice

Laisser un commentaire : Que pensez-vous de cet article ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.