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À Goma, en cette période de vacances, un phénomène prend de l’ampleur : celui des « enfants-ration ».
Il s’agit d’enfants, majoritairement issus de familles vulnérables, visibles dans presque tous les coins de la ville, souvent avec un bassin de fruits sur la tête, des sachets à vendre en main, ou engagés dans de pénibles travaux sur les chantiers.

Certains le font pour préparer leur rentrée scolaire, d’autres pour aider à nourrir leur famille. Mais derrière ces petits boulots se cachent des souffrances profondes, des privations, et surtout, de grands dangers.

Témoignages

Ansima Masumbe 14 ans:
« Je vends les bananes depuis deux semaines, je me réveille à 5h pour aller chercher la marchandise au marché de kituku et à Kahembe, rien que pour acheter mes cahiers avant la rentrée. Mais parfois, les grands de la rue me volent tout. »

Trésor Kasembe 12ans :
« Je fais le tour des avenues avec des sachets d’eaux, et chaque lundi et jeudi je me rends au marché de kituku, un jour, j’ai failli me faire renverser par une voiture, Je n’ai pas le choix, on n’a pas à manger à la maison. »

Eric paluku 16ans :
« Je travaille sur un chantier. Je porte des blocs, et des pierres,c’est dur, mais je veux acheter mon uniforme moi-même. »

Ces enfants, bien qu’admirables par leur courage, sont exposés à l’insécurité, à la maltraitance, aux maladies, voire à l’abandon scolaire.

Des mesures devraient être mise en place pour soutenir les familles vulnérables, et protéger ces enfants qui devraient profiter de leurs vacances pour jouer, apprendre, et rêver car un enfant au travail, c’est une enfance en danger.

Derrière chaque enfant-ration se cache un rêve en suspens. Redonnons-leur une vraie enfance, avant qu’il ne soit trop tard.

Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News

Auteur/autrice

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