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La récente mesure autorisant les filles enceintes à rester à l’école suscite des réactions partagées à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu.

Pour certains citoyens, cette décision va à l’encontre des bonnes mœurs et du règlement scolaire. « C’est une manière indirecte de légaliser la prostitution sans penser aux conséquences », a affirmé un parent rencontré en commune d’Ibanda. Une enseignante, sous couvert d’anonymat, a exprimé ses doutes : « Imaginez une fille enceinte en classe avec tous les caprices liés à la grossesse ! Chez nous, cette mesure ne passera pas. »

Ces voix critiques estiment que la décision a été prise sans réelle consultation ni réflexion sur ses implications pour les parents, les établissements scolaires et les filles concernées. Elles demandent son annulation pure et simple.

En revanche, d’autres saluent cette mesure comme une avancée dans la lutte contre les inégalités entre filles et garçons. « Renvoyer une fille enceinte et garder le garçon responsable, c’est de la discrimination », a soutenu un autre parent. Il insiste toutefois sur la nécessité pour les jeunes filles de ne pas interpréter cette autorisation comme une permission à l’irresponsabilité.

Signalons qu’une note circulaire du Secrétariat général du ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté en RDC, datée du 14 juillet 2025, invite toutes les écoles à maintenir les élèves enceintes en classe, à condition qu’elles souhaitent poursuivre leurs études.

Moise Agawam volontaire pour les enfants et les jeunes à watoto News

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