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L’incendie dévastateur qui a réduit en cendres plus de 200 maisons le mercredi 16 juillet 2025 dans le quartier Nyakaliba, entre le Lycée Wima et l’ITFM à Bukavu, continue de semer désolation et inquiétude. Derrière les flammes, c’est le destin de centaines d’enfants qui semble désormais suspendu à l’incertitude.

Dans ce quartier populaire, les familles sinistrées, majoritairement modestes, peinent à trouver refuge. De nombreux enfants se retrouvent à la rue, privés de logement, de vêtements, de fournitures scolaires, voire de leurs documents académiques. Le drame survient à quelques jours des examens nationaux comme le TENASOSP et l’EXETAT, mettant en péril le parcours scolaire de dizaines d’élèves.

Un parent sinistré témoigne avec douleur :
« Aujourd’hui, nous pleurons nos maisons, mais nous pleurons encore plus l’avenir de nos enfants. Certains doivent passer les examens dans deux jours, mais ils n’ont même pas un cahier, ni un endroit pour dormir. »

Sur place, la scène est bouleversante : des enfants en pleurs, désemparés, d’autres silencieux, choqués par la brutalité de la perte. Les conséquences psychologiques de cet événement risquent d’être durables, d’autant plus qu’aucune assistance humanitaire d’envergure n’est encore annoncée, malgré l’urgence.

Dans ce contexte de précarité extrême, les appels à la solidarité se multiplient. La protection et le soutien aux enfants sinistrés deviennent une priorité absolue pour éviter qu’un drame matériel ne devienne aussi un drame éducatif et humain.

Pascal Marhegane Ki-Moon, volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu, pour Watoto News.

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