
Depuis la montée des affrontements armés entre janvier et mars 2025 dans la province du Nord-Kivu, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a intensifié son engagement en faveur de la protection des enfants affectés par le conflit, en particulier à travers la prévention de leur recrutement dans des groupes armés et leur réinsertion.

Lors d’une matinée média tenue à Goma ce mercredi 25 juin 2025, les responsables du CICR ont exposé les efforts déployés dans cette crise. Joseph Kasongo, secrétaire provincial du CICR au Nord-Kivu, a précisé que plusieurs actions humanitaires ont été menées, ciblant les populations vulnérables, notamment les enfants.
Entre janvier et mars, 73 enfants séparés de leurs familles ont été enregistrés au Nord et au Sud-Kivu, et 130 demandes de recherche ont été ouvertes pour retrouver les proches d’enfants ayant perdu contact avec leur famille. Grâce à ces efforts, 20 réunifications familiales ont pu être réalisées.

La séance a aussi permis d’aborder l’historique du CICR, son mandat, ses domaines d’intervention ainsi que ses principes fondamentaux.
Guillain, chargé de communication du CICR au Nord-Kivu, a rappelé que l’organisation repose sur les principes d’humanité, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance :
« Le CICR ne prend pas position dans le conflit ni dans les controverses politiques, sociales, religieuses ou idéologiques. »
Il a souligné le rôle essentiel des journalistes en temps de crise :
« L’information, lorsqu’elle est responsable, est une forme d’assistance humanitaire. Elle peut sauver des vies. »

Il a enfin encouragé les médias à toujours mettre l’humain au centre de leur traitement de l’actualité en période de conflit.
Michael Lufungulo volontaire pour les enfants et les jeunes à Goma
