0 5 minutes 11 mois

À l’occasion de la Journée mondiale du donneur de sang, la ville de Bukavu s’est mobilisée pour honorer ceux qui, dans l’ombre, sauvent des vies. Placée sous le thème « Partager la vie, donner du sang », la journée de ce 14 juin a été marquée par des témoignages émouvants, des messages de sensibilisation et l’engagement croissant de la jeunesse autour de ce geste solidaire.

Un hommage aux donneurs, ces héros discrets

À l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) de Bukavu, anciens et nouveaux donneurs se sont réunis dans une atmosphère empreinte de reconnaissance pour souligner l’importance vitale du don de sang. Plusieurs figures actives dans la promotion du don volontaire ont partagé leurs expériences.

Marcelin Kilande : « Le sang, c’est le lien vital entre les êtres humains »
Ancien responsable du Club des Donneurs de Sang de Bukavu, Marcelin Kilande se souvient des débuts difficiles :
« Je me souviens des premiers jours, lorsque peu de gens comprenaient l’importance de donner leur sang. Aujourd’hui, voir des jeunes motivés, organisés en clubs, est une immense fierté. Le sang, c’est le lien vital entre les êtres humains. Chaque goutte peut faire la différence entre la vie et la mort. »
Il appelle les autorités à renforcer le soutien aux structures de transfusion et à intégrer l’éducation au don dès le plus jeune âge.

Lualaba Olivier : « À l’ISTM, nous formons des donneurs de vie »
Responsable du Club des Étudiants Donneurs de Sang à l’ISTM Bukavu, Lualaba Olivier témoigne d’un véritable élan chez les jeunes :
« Être étudiant en santé, c’est comprendre le besoin criant de sang dans nos hôpitaux. Nous avons fait du don de sang une mission. À l’ISTM, nous formons plus que des soignants, nous formons des donneurs de vie. »

Le club organise régulièrement des campagnes en partenariat avec l’Hôpital Provincial Général de Bukavu, en particulier en période de crise sanitaire ou sécuritaire.

Cécile Ntagulwa : « Donner mon sang est devenu une part de ma vie »
À seulement 21 ans, Cécile, étudiante et donneuse régulière, illustre l’engagement de la jeunesse :
« La première fois, j’avais peur. Mais quand j’ai vu le sourire d’une maman dont l’enfant avait été transfusé grâce à mon sang, j’ai compris. Depuis, donner mon sang est devenu une part de ma vie. »

Elle encourage les jeunes à dépasser leurs craintes : « Chaque donneur est un héros silencieux. »

Cette journée à Bukavu rappelle que le don de sang est un acte essentiel de solidarité humaine, et que la jeunesse, engagée et formée, peut jouer un rôle central dans la sauvegarde de vies.

Martha Kasindi : « C’est ma manière d’aider ceux que je ne connais même pas »
Martha Kasindi, jeune étudiante et donneuse volontaire depuis près de trois ans, témoigne :
« Je suis infirmière, et c’est ma manière d’aider ceux que je ne connais même pas. Le don de sang est un acte simple, gratuit et plein d’amour. »

Elle espère que son engagement inspirera d’autres femmes, souvent réticentes, à s’investir davantage dans le don volontaire.

Un appel à la solidarité communautaire
La Journée mondiale du donneur de sang à Bukavu a également été l’occasion de renforcer les partenariats entre les structures sanitaires, les institutions académiques et les associations de la société civile. Plusieurs participants ont plaidé pour l’organisation d’une campagne mobile permanente de collecte de sang dans les communes périphériques, où les besoins sont souvent urgents.

En ce 14 juin, les projecteurs sont tournés vers ces hommes et femmes qui, dans l’anonymat, offrent ce qu’ils ont de plus précieux : leur sang. Grâce à eux, des vies sont sauvées chaque jour.

Kweli Birindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes à Bukavu

Auteur/autrice

Laisser un commentaire : Que pensez-vous de cet article ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.