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Le 12 juin marque chaque année la Journée internationale de lutte contre le travail des enfants, une date cruciale pour rappeler l’urgence de protéger les plus jeunes contre l’exploitation et de garantir leur droit à l’enfance, à l’éducation et à un avenir digne.

Mais à Zongo, ville frontalière de la République démocratique du Congo, cette journée est passée inaperçue. Pourtant, la réalité sur place est alarmante : de nombreux enfants, faute de moyens, sont contraints d’abandonner l’école pour travailler. La pauvreté des familles les pousse vers des activités informelles et éprouvantes, souvent au péril de leur santé et de leur sécurité.

Chaque jour, certains enfants traversent la rivière Ubangi vers Bangui, en République centrafricaine, pour vendre des produits divers. Un trajet périlleux pour ces mineurs livrés à eux-mêmes, dans l’espoir de rapporter quelques francs pour nourrir leur foyer.

Cette indifférence institutionnelle face à leur sort soulève des questions : qui protégera les enfants de Zongo ?

La Journée du 12 juin aurait pu être une occasion d’agir. Elle ne devrait pas être une simple date de plus sur le calendrier, mais un cri d’alarme pour mobiliser les autorités, les ONG et les citoyens autour de la cause des enfants travailleurs.

Il est temps de regarder en face cette réalité et de replacer les enfants au cœur des priorités, car un enfant qui travaille est un avenir qu’on sacrifie.

Édouard Rogose volontaire pour les enfants au sud-ubangi

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