
L’horreur s’est invitée à l’aube de ce mercredi 11 juin 2025 dans la commune de Bipemba, à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental.
Devant l’entrée principale de l’hôpital Christ-Roi, le corps sans vie d’une jeune fille, âgée d’environ 15 ans, a été retrouvé dans des circonstances tragiques qui ont glacé le sang des premiers témoins.
Selon des témoignages concordants, la victime aurait été lynchée. Des individus non identifiés l’auraient battue à mort avant d’abandonner son corps à quelques mètres du portail de l’établissement hospitalier. Toutefois, à ce stade, aucun élément matériel ne vient confirmer cette version des faits, en dehors de signes de convulsions observés sur le cadavre, laissant ainsi planer le doute sur la véritable cause du décès.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Au moment de la découverte, une atmosphère de panique s’est emparée des riverains. Cris déchirants, pleurs, et foule tétanisée ont rapidement envahi les abords de l’hôpital, transformant le lieu en une scène de désespoir et de confusion. Des femmes en larmes, des passants choqués, et des rumeurs qui s’entremêlent sans certitude.
Alertée, la famille de la jeune fille est rapidement arrivée sur place pour identifier le corps. Bouleversés, les proches ont aussitôt entamé les démarches pour la mise en bière. Le corps a été transféré à la morgue, dans l’attente des funérailles.
Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités locales. Mais une enquête s’impose. Car au-delà du choc émotionnel, c’est tout un quartier qui réclame vérité et justice. Qui était cette jeune fille ? Que lui est-il réellement arrivé ? Pourquoi son corps a-t-il été déposé devant un hôpital, sans qu’aucune explication ne soit donnée ? Des questions lourdes, qui, pour l’instant, restent sans réponse.
Ce drame remet sur la table les préoccupations liées à la sécurité des jeunes à Mbuji-Mayi, ainsi qu’à l’inefficacité des mécanismes de protection de la population, en particulier des mineurs. En attendant que la lumière soit faite, Bipemba pleure l’une de ses filles, tombée dans un silence aussi brutal qu’injuste.
Léonard Bintubilowa Muamba, volontaire pour les enfants et les jeunes à Mbuji-Mayi
