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Alors que la saison sèche bat son plein à Bukavu, elle apporte avec elle un ennemi invisible mais redoutable : la poussière. Dans les écoles de la ville, ce fléau affecte gravement la santé et le bien-être des enfants, exposés quotidiennement à un air vicié dans des salles de classe mal équipées.

Imani, 10 ans, élève à l’école primaire de Nyakaliba, témoigne : « Quand je rentre à la maison, mon mouchoir est tout noir. Je tousse beaucoup. » Le constat est alarmant : fenêtres cassées, bancs recouverts de particules, cahiers salis, et enfants constamment irrités. David, 11 ans, de l’école de Panzi, confie : « Parfois, je ne vois plus bien ce que la maîtresse écrit au tableau parce que j’ai les yeux qui piquent. »

Malgré les efforts du personnel enseignant pour nettoyer les salles, la poussière revient inlassablement. Aucune école n’est équipée de dispositifs de protection ou de prévention. Les établissements manquent cruellement de moyens et d’accompagnement.

« On veut apprendre, mais on n’arrive même pas à respirer », témoigne Pascaline, 12 ans.

Certains, comme Fiston, 9 ans, préfèrent rester chez eux par peur de tomber malades.

Face à cette situation des voix s’élèvent pour proposer des solutions simples : distribution de masques, sensibilisation, nettoyage, et rénovation des salles.

Militants et relais communautaires appellent à une mobilisation pour protéger la santé des enfants. Apprendre ne devrait plus rimer avec souffrir.

kweli Birindwa volontaire pour les enfants

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