0 4 minutes 11 mois

L’UNICEF exprime sa satisfaction quant aux résultats du projet de réponse d’urgence en éducation, mis en œuvre à Minova par l’Observatoire des droits humains (ODH).
Ce projet de réponse d’urgence en éducation, financé par l’UNICEF via le fonds Éducation Cannot Wait ‹‹ECW››, vise à réintégrer dans le système scolaire les enfants en âge scolaire affectés par les conflits armés.

Emmanuel Tshibangu, chargé de l’éducation à l’UNICEF pour le Sud-Kivu, a dirigé une mission de cinq jours à Minova. Accompagné des partenaires gouvernementaux du ministère l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté ‹‹EDU-NC›› et ceux des Affaires sociales, ainsi que du réseau des journalistes amis de l’enfant.

A la fin de la mission, ils ont évalué positivement l’état d’avancement des activités et l’atteinte des résultats fixés pour ce projet.

« Nous avons constaté que les résultats présentés par le partenaire étaient conformes à la réalité trouvée sur terrain. Les fournitures scolaires ont bien été distribuées aux enfants, et les écoles ont fourni des preuves attestant que les bénéficiaires directs ont reçu le matériel prévu. Les communautés locales ont également confirmé les resultats présentés par ODH », a déclaré à Watoto News M. Tshibangu.

Le projet a permis: d’apporter un soutien psychosocial à 10 625 enfants (5 369 filles), de fournir des kits scolaires à 7 588 enfants (3 879 filles), de doter 976 filles adolescentes en kits d’hygiène intime pour les soins menstruels, de former 116 enseignants sur l’appui psychosocial et la gestion des classes pléthorique, d’inscrire 418 enfants (226 filles) en dehors de l’école dans le programme de rattrapage, et 19 écoles ont bénéficié de dotation en kits pédagogiques et didactiques.

Des initiatives telles que l’enseignement par la radio, les cercles d’apprentissage communautaires et les centres de rattrapage scolaire ont été également soutenu et appuyer pour assurer la continuité de l’éducation en situation d’urgence.

« La satisfaction est palpable, et nous encourageons le partenaire à poursuivre ses efforts en collaboration avec les communautés, les directeurs d’école et les autorités locales. Nous sommes également content de constater que le projet aide les enfants traumatisés par la guerre, grâce à la formation des enseignants en appui psychosocial et organisation des activités récréatives et soutien psychosocial», a ajouté M. Tshibangu.

Ce dernier évoque les recommandations reçues au niveau des écoles lors de son passage.
« Pendant notre visite, des recommandations ont étés formulées, Il s’agit notamment des plaidoyers pour aider à la construction des bâtiments scolaires, faire des addiction d’eau pour les écoles, ainsi que de la construction de latrines scolaire pour les enfants. ».

Au regard de toutes ces recommandations, Emmanuel Tshibangu promet de présenter ces besoins et de poursuivre le plaidoyer auprès de l’UNICEF et de ses partenaires du cluster éducation. Il ajoute que le partenaire devrait aussi envisager la capacitation de son staff sur différents sujets d’intervention de ODH dans le secteur de l’éducation et d’autres améliorations à intégrer dans la mise en oeuvre du projet.

Ce projet qui répond à un besoin urgent d’éducation, dans une région où plus de 15 000 enfants étaient auparavant exclus du système éducatif montre l’importance de la collaboration entre les organisations humanitaires, les autorités locales et les communautés pour garantir le droit à l’éducation des enfants en situation des crises humanitaires.

Emmanuela Bahindwa, volontaire pour les enfants et les jeunes à Watoto News .

Auteur/autrice

Laisser un commentaire : Que pensez-vous de cet article ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.