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23 mai 2020 – 23 mai 2025, cela fait déjà cinq ans depuis la mort de M. Fidèle Simbeko, journaliste à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) et fervent défenseur des droits des enfants au sein du Réseau des Journalistes Amis de l’Enfant (RJAE) en province du Sud-Kivu.

Connu du grand public bukavien pour ses prestations dans le sketch radiophonique « Mutu ni Mutu » de la RTNC Bukavu, il avait acquis le sobriquet de « Fifido » dans les années 2000.

Cinq ans après, plusieurs personnes gardent d’excellents souvenirs de M. Fidèle Simbeko comme un homme caractérisé par une grande sagesse, l’amour du travail bien fait et l’encouragement aux jeunes journalistes. « De Fidèle, je garde le souvenir d’un homme social et abordable. Un collaborateur conciliant qui a joué avec nous un rôle crucial pour sauver l’année scolaire 2020 sous Covid-19. Il a supervisé avec abnégation le programme d’enseignement à distance dit ‘école chez nous’, qui a permis à des milliers d’élèves de suivre des cours directement à la maison via la radio et la télé. Fidèle a ainsi contribué avec ses collègues du RJAE, les enseignants, les inspecteurs, l’Unicef et les autorités scolaires de l’époque à sauver l’année scolaire 2019-2020 au Sud-Kivu et au Maniema pendant la pandémie de coronavirus. Voilà cette image d’un brave au secours de l’éducation que je garde de lui, » a témoigné le coordinateur du RJAE au Sud-Kivu, Ernest Muhero.

Sa fille, Nathalie Simbeko, conserve également des souvenirs émouvants de cette icône de la presse du Sud-Kivu. « Dès mon plus jeune âge, il m’enseignait la valeur de l’amour, l’importance d’étudier, de prier et de partager. Mon papa était quelqu’un qui avait sacrifié son bonheur pour l’avenir de ses enfants (…). Pour moi, il est un héros. Il me poussait toujours à aller de l’avant ; chaque fois que je voulais abandonner, il me disait : « Nathalie, courage, tu vas y arriver. » »

En plus de l’éducation familiale, Mlle Nathalie a hérité du journaliste Fidèle Simbeko le goût de la presse pour servir la communauté et porter haut les voix des sans voix. « J’ai hérité le métier de mon père. Avant, je rêvais d’être avocate, mais mon père m’avait donné le goût du journalisme (…). Quand je l’écoutais à la radio, je me disais : « Whaou ! Je vais être comme lui. » »

Elle poursuit : « Tout ce que je suis aujourd’hui, c’est grâce à lui. Il ne voyait pas mes faiblesses ; il voyait toujours mes forces et me faisait grandir. Il n’était pas seulement un papa pour moi, il était un ami proche. Ses conseils et sa confiance en moi me donnent toujours le courage d’avancer. »

Signalons que Nathalie Simbeko travaille actuellement à la Radio Communautaire de Bunyakiri en territoire de Kalehe après une période de stage professionnel à la RTNC, Radio Fan FM, Radio Maendeleo et à la RTNK en ville de Bukavu.

Par Loni Irenge Joël

Auteur/autrice

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