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Un incendie dévastateur a consumé treize maisons dans le village de Buhozi, groupement de Mudusa, territoire de Kabare, dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 mai 2025.

Il était 2h25 quand les flammes, provoquées par une mauvaise installation électrique, ont surpris les habitants endormis. Si aucun décès n’a été signalé, les dégâts matériels sont considérables et les conséquences humaines, particulièrement dramatiques.

Plusieurs dizaines d’enfants se retrouvent aujourd’hui sans abri, sans nourriture, ni aucune assistance. Depuis le drame, ils dorment à la belle étoile, exposés au froid, aux maladies, et à l’insécurité. Leurs familles, démunies, n’ont que des morceaux de bâches ou des pagnes pour tenter de se protéger des intempéries. Certains ont tout perdu : matelas, vêtements, vivres, documents scolaires… Pourtant, malgré l’ampleur de la catastrophe, aucune aide concrète n’a encore été apportée. Ni les autorités locales, ni des organisations humanitaires n’ont répondu à la détresse de ces sinistrés.

Interrogé par Watoto News, le président de la Société civile du groupement de Mudusa, François Mubalama, a exprimé son indignation et sa profonde inquiétude: «C’est une tragédie humaine. Jusqu’à présent, aucun geste de solidarité, aucun secours n’est arrivé sur place. Les familles, et surtout les enfants, souffrent dans l’indifférence totale. Nous lançons un cri d’alarme aux organisations humanitaires, aux autorités et aux personnes de bonne volonté. Ces enfants ne peuvent pas continuer à dormir dehors, affamés, sans soins.»

Sur le terrain, les habitants tentent de s’entraider, mais les moyens sont dérisoires face à l’ampleur des besoins. La société civile locale, déjà affaiblie par le manque de ressources, se dit dépassée par la situation. Elle appelle à une intervention urgente pour éviter que cette crise ne dégénère en drame humanitaire silencieux.

À Buhozi, les flammes ont cessé, mais la détresse brûle encore les regards. Le silence des secours interroge, alors que chaque nuit passée à la belle étoile est une nuit de trop pour ces enfants vulnérables.

Pascal Marhegane Volontaire pour les enfants et les jeunes au Sud-Kivu

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