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En République Démocratique du Congo, les conflits armés ont provoqué des déplacements massifs de populations. Bien qu’on note des cas des retournés en grand nombre, plusieurs écoles ont été fermées, ou délocalisées.

Dans certaines localités de Kalehe, des établissements scolaires tels que l’Institut Cibingu et l’école primaire Bulembo servent désormais de refuges pour les familles déplacées. Cette cohabitation entrave la reprise des cours et expose les enfants à des conditions de vie précaires.
À Bukavu, Baraka Byamungu, un jeune déplacé, explique : « Je ne sais ni lire ni écrire. Je vends des sachets au marché pour aider ma famille. ».
Réponse, une jeune adolescente de 14 ans, s’est vu abandonné l’école dans des conditions similaires.

Face à ces défis, des programmes d’enseignement à distance, comme l’apprentissage par la radio, ont été mis en place à Minova et ailleurs.
À Bulengo, Joséphine, 12 ans, suit des cours radiodiffusés pour poursuivre son éducation malgré le déplacement. Malgré ces initiatives, de nombreux enfants restent sans accès à l’éducation. Les infrastructures endommagées, le manque de matériel pédagogique et l’insécurité constante compliquent la situation.

Les autorités éducatives locales, en collaboration avec des organisations partenaires, s’efforcent de réhabiliter les écoles et de fournir du matériel scolaire. Cependant, les ressources limitées et l’ampleur de la crise nécessitent une mobilisation accrue pour répondre aux besoins éducatifs des enfants déplacés.

Pour améliorer l’accès à l’éducation des enfants déplacés internes, Watoto News recommande de :

  • Réhabiliter et équiper les écoles endommagées.
  • Former et soutenir les enseignants dans les zones affectées.
  • Fournir du matériel pédagogique adapté aux contextes de déplacement. – Mettre en place des programmes d’apprentissage alternatifs, comme l’enseignement à distance.
  • Assurer un soutien psychosocial aux enfants affectés par les conflits.

L’accès à l’éducation pour les enfants déplacés internes au Sud-Kivu demeure un défi majeur. Il est impératif que les autorités, les organisations et les communautés unissent leurs efforts pour garantir le droit à l’éducation de chaque enfant, malgré les circonstances du moment.

Louise Bibentyo

Auteur/autrice

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