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Parler librement de la sexualité aux jeunes adolescents constitue une mesure de prévention sanitaire incontournable.

En RDC, la sexualité demeure un sujet tabou dans de nombreuses familles et communautés, souvent perçue comme inappropriée pour les jeunes. Toutefois, ce silence ne protège pas les adolescents ; au contraire, il les expose à des risques considérables tels que les grossesses non désirées, les infections sexuellement transmissibles, le M-pox, et les violences basées sur le genre.

Il est crucial d’aborder l’éducation sexuelle avec les jeunes dès le bas âge, car cela fait partie de leurs droits et de leurs besoins fondamentaux. Cette éducation leur permet non seulement de comprendre leur corps et son fonctionnement, mais également de faire des choix éclairés et responsables pour préserver leur santé.

« Depuis ma puberté, lorsque j’ai remarqué que mon corps commençait à se transformer, j’étais curieuse et j’ai commencé à poser des questions à mes parents, » témoigne Patricia, âgée de 17 ans.

Elle poursuit : « Je peux aborder assez librement certains sujets avec mes parents. Je suis plutôt à l’aise. Il arrive même que je parle de sexualité avec eux, pas tout le temps, mais parfois. J’ai commencé à leur en parler lors de ma puberté, et cela a changé beaucoup de choses dans ma vie. Ils ont bien compris que j’étais mal à l’aise avec certains sujets. Ils se sont donc débrouillés pour m’expliquer, me rassurer et essayer de lever la gêne que j’avais. », poursuit elle.

Patricia souligne également que son père est médecin et sa mère infirmière. Pour elle, tout ce qu’elle peut leur dire concernant la santé est traité de manière médicale, neutre et bienveillante. « En fait, dès que j’ai une question sur la santé, je leur en parle clairement. Cela m’épargne plusieurs dangers liés à la santé sexuelle et m’aide à sortir de l’ignorance sur le fonctionnement de mon corps. Je ne connais pas d’amis qui puissent parler librement avec leurs parents. La plupart du temps, quand mes amis ont besoin de conseils ou d’un avis médical, ils se tournent vers moi parce qu’ils savent que j’ai déjà posé beaucoup de questions à mes parents, » explique-t-elle.

Patricia encourage donc tous les adolescents à poser des questions à leurs parents afin d’acquérir des connaissances utiles sur le fonctionnement de leur corps et la prévention des maladies sanitaires.

Deogratias Kulila, volontaire pour Watoto News Sud-Kivu

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