
Chaque année, le 3 mai, le monde entier célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse. La liberté de la presse permet aux enfants de recevoir des informations fiables et adaptées à leur âge et à leur culture, de développer leur esprit critique et leur compréhension du monde, d’exprimer leurs opinions et de participer activement à la vie démocratique, d’être protégés et défendus grâce à une couverture médiatique attentive à leurs droits, et de reconnaître les bonnes informations des rumeurs.

Ainsi, garantir la liberté de la presse est essentiel pour former des citoyens éclairés et protéger les droits des enfants.
Selon Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat et défenseur des droits de l’enfant, les médias ont le pouvoir de dénoncer les conditions de vie des enfants, d’interpeller les institutions et de promouvoir leurs droits. Il appelle les médias à aborder les problématiques liées à l’enfance de manière responsable et engagée afin de contribuer à la protection et au développement des enfants.

Cette journée est importante car les journalistes doivent être libres de dire la vérité, même quand elle dérange. Ils ne doivent pas avoir peur d’être arrêtés, menacés ou empêchés de parler.
Sans journalistes libres, il serait plus facile de cacher les injustices, les mauvais traitements ou les mensonges. Les enfants sont également concernés car ils ont besoin d’une information fiable pour comprendre le monde, grandir, faire entendre leur voix et devenir des citoyens éclairés et actifs.

« La liberté de la presse et l’accès à l’information de qualité sont essentiels pour le développement intellectuel, moral et social des enfants », reconnaît l’article 17 de la Convention relative aux droits de l’enfant.
Pour Jacques Gonnet, fondateur du Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information (CLEMI), qui a consacré ses recherches à l’éducation aux médias, la liberté de la presse est un pilier de la démocratie. Il estime que les enfants doivent être initiés dès le plus jeune âge à une lecture critique des médias. Selon lui, encourager les élèves à produire leurs propres journaux scolaires les aide à comprendre le fonctionnement des médias, à exprimer leurs opinions et à devenir des citoyens engagés.
Il considère que les journaux scolaires et lycéens sont des outils d’éducation aux médias par la pratique, permettant aux jeunes de construire une citoyenneté active.
Pour rappel, un monde sans presse libre est comparable à une école sans livres : on ne sait rien et on n’avance pas. Un média qui ignore l’opinion des enfants se prive de l’avenir qu’il prétend éclairer.
Clarisse ZIHALIRWA
Volontaire pour les enfants et les jeunes
