
Dans la province du Sud-Kivu, de nombreux parents travailleurs et fonctionnaires de l’État se trouvent dans une situation alarmante, incapable de subvenir aux besoins essentiels de leurs enfants.
Lors d’un récent vox pop réalisé par WatotoNews, des témoignages ont révélé l’ampleur d’une crise économique qui touche directement les familles.
Les parents ont exprimé leur désespoir face à la dévaluation constante du franc congolais par rapport au dollar américain.
Jonas Miruho, un agent de l’État, a déclaré : « Nous sommes devenus incapables de faire étudier nos enfants dans des écoles dignes faute de moyens. Le salaire est insuffisant, et les premières victimes sont alors nos enfants. »
Ce sentiment d’impuissance résonne chez de nombreux parents qui peinent à offrir un avenir serein à leur progéniture.
Madame Christine Feza, également interrogée, a souligné un changement dramatique dans la perception du travail parental :
« Autrefois, les enfants étaient les premiers bénéficiaires du travail des parents. Aujourd’hui tout a changé. Nous travaillons maintenant pour survivre, il n’y a plus d’investissement pour l’éducation. »
Cette réalité amère met en exergue le dilemme auquel sont confrontés ces parents : choisir entre la survie quotidienne et le bien-être éducatif de leurs enfants.
Furaha M’Bagaya, enseignante dans une école locale, a également partagé son inquiétude. Elle a rappelé que lorsque les enseignants sont sous-payés, cela impacte directement la qualité de l’éducation et, par conséquent, le développement des enfants.
« Les conséquences se font sentir chez l’enfant, » a-t-elle affirmé.
Face à cette situation critique, Ghislaine Civava Kwinja, présidente de l’intersyndicale et secrétaire provinciale de l’Union des travailleurs du Congo (UNTC/Sud-Kivu), a lancé un cri d’alarme. Elle appelle à une réévaluation des salaires afin que les travailleurs du Sud-Kivu et de la RDC puissent enfin joindre les deux bouts.
« Unis et solidaires pour la résilience en République Démocratique du Congo » est le mot d’ordre qu’elle défend avec ardeur.
Cette crise économique met en avant les défis auxquels sont confrontées les familles au Sud-Kivu. Il est urgent d’agir pour garantir un avenir meilleur aux générations futures.
Moïse Agawam
