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Le divorce, bien qu’il puisse représenter une issue nécessaire à une relation conflictuelle, a des répercussions profondes sur les enfants. Qu’ils soient petits ou adolescents, ces derniers sont souvent les témoins silencieux d’un bouleversement familial qui les dépasse.

À ce sujet, le psychologue clinicien Willy Mitima, lors de notre entretien, a tenté de nous expliquer certaines conséquences auxquelles font face les enfants victimes de cette situation. Il souligne que lorsque les parents se séparent, les enfants sont souvent les premières victimes silencieuses de cette rupture. Ils peuvent vivre des carences affectives, c’est-à-dire un manque d’amour, d’attention et de tendresse, surtout si l’un des parents devient distant ou absent. Ce vide affectif peut les empêcher de se sentir en sécurité ou aimés, ce qui est fondamental pour leur équilibre.

À cela s’ajoutent souvent des carences éducatives. Un divorce désorganise parfois le cadre familial : les règles deviennent floues, les repères changent et les enfants peuvent se retrouver livrés à eux-mêmes, sans encadrement solide. Cela nuit à leur développement moral et à leur comportement social.

De plus, les enfants souffrent du manque de réconfort psychologique et moral. Les parents, occupés par leurs propres douleurs, oublient parfois d’écouter ou de rassurer leurs enfants. Ce manque de soutien peut créer une désorientation spirituelle, surtout si la famille avait des croyances ou des valeurs communes avant la séparation. Avec le temps, cette accumulation de stress peut mener à une dépression clinique.

Cependant, certains enfants développent des troubles psychologiques plus profonds, tels que des névroses (angoisses, obsessions), de l’insomnie ou des troubles alimentaires comme l’inappétence ou la boulimie etc.

Ces symptômes ne sont pas toujours visibles au début, mais ils s’installent peu à peu et, à long terme, s’ils ne sont pas pris en charge, ces troubles peuvent se transformer en maladies psychosomatiques (où le corps tombe malade à cause de la souffrance mentale) ou même en psychoses, où l’enfant perd contact avec la réalité.

Pour conclure, le psychologue invite tous les parents à préserver le bien-être émotionnel, éducatif et spirituel des enfants en maintenant une communication saine, un cadre stable et en offrant un soutien affectif constant tout en évitant de les exposer aux conflits.

Birhange Mushi Alliance

Auteur/autrice

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