
La situation des déplacés qui n’ont pas pu retourner chez eux après la destruction de leurs sites de Bushagala et Kanyaruchinya en janvier dernier laisse à desirer.
Après la prise de la ville de Goma par le M23, de nombreuses familles déplacées vivent désormais dans une précarité extrême. La malnutrition s’installe progressivement, touchant en premier lieu les enfants selon le constat d’un correspondant de Watoto News.
Privés d’abris et d’assistance, certains enfants âgés de 2 à 8 ans arpentent les rues de Goma à la recherche de restes de nourriture. Riz, haricots, ou encore « makokoto ya wali » (croûtes de riz) devenus leur unique espoir de survie.

Dans le marché « A la Nine », situé dans le quartier Himbi, ces enfants errent entre les étals, sollicitant vendeurs et clients.
« Chaque jour, ils sont plus nombreux à venir mendier ici. Certains passent la journée à quémander, au risque de finir par voler. »; affirme à Watoto News Angelina Kasereka, vendeuse de pommes de terre.
Elle précise que des adolescents, parfois âgés de 14 à 15 ans, dorment même sur place, dans le marché, faute d’un refuge. Une situation qui interpelle car I’m s’agit des enfants doublement vulnérables.
Ne l’oublions pas, la loi portant protection de l’enfant en RDC protège cette catégorie d’enfants. En son article 41, il stipule : « l’enfant déplacé, refugié…a droit à la protection, à l’encadrement et à l’assistance humanitaire »!
Mutabesha Banywesize Sardou-Michel
