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Les pénuries d’eau qui touchent une grande partie du territoire de Kabare, dans la province du Sud-Kivu à l’est de la RDC, représente d’énormes risques pour les enfants de la région.

Ces menaces se manifestent par l’inadéquation des services d’approvisionnement en eau potable, entraînant ainsi des maladies d’origine hydrique et plusieurs autres accidents chez les enfants dans cette contrée du Sud-Kivu.

Pour répondre à des besoins d’hygiène basique, tels que se laver , prendre sa douche, rincer les dent, etc, les enfants parcourent de longs trajets afin d’accéder à l’eau potable, une situation qui les expose à des dangers sur la route.

Craignant des accidents de circulation et d’autres périls pouvant surgir, surtout pendant cette période critique d’insécurité, certains parents n’ont d’autre choix que de se contenter de l’eau des rivières, des sources et de la pluie, qu’ils puisent à proximité de leurs domiciles tout en ignorant les risques qui en decoule.

À ce sujet, un professionnel de santé sous couvert d’anonymat précise à Watoto News qu’au regard de cette situation, plusieurs enfants souffrent de la diarrhée et parfois des maladies graves comme le choléra et la fièvre typhoïde.

« Si les autorités n’agissent pas rapidement pour remédier à cette situation, nous risquons d’avoir un avenir bien plus sombre et sans jeunesse, car le manque d’eau potable est l’un des facteurs qui favorisent la mortalité infantile », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Alfred Masumbuko, l’une des autorités locales et défenseur des droits humains, estime que Kabare devrait être un exemple parmi les territoires en RDC en matière d’accès à l’eau potable, car il dispose de plusieurs sources naturelles capables d’approvisionner toute la province du Sud-Kivu.

« Nos sources sont utilisées au profit d’autres régions, mais elles devraient aussi profiter aux habitants et enfants qui vivent ici», regrette-t-il.

Il considère que l’accès à l’eau potable doit être une priorité non seulement pour les enfants en milieu urbain mais aussi pour ceux des zones rurales, comme le stipule l’article 2 de la Convention internationale des droits de l’enfant qui met l’accent sur la protection des enfants contre toute forme de discrimination.

L’implication des autorités à tous les niveaux s’avère alors cruciale pour faire face aux difficultés auxquelles sont confrontés les enfants en matière d’accès à l’eau potable dans le territoire de Kabare.

Yseult Lwango, volontaire pour les enfants à Kabare

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