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De nombreux enfants en situation de rue, surnommés « Maibobo », errent dans les rues, exposés à des conditions de vie précaires et dangereuses à Bukavu. Ces jeunes, souvent originaires des territoires de Kabare et d’Idjwi ou natifs de Bukavu, fuient la pauvreté, les conflits familiaux, et d’autres tragédies familiales et personnelles pour chercher refuge dans l’espace urbain.

Leur quête d’une vie meilleure les entraîne malheureusement dans un cycle d’exploitation et de violence.

On les retrouve notamment dans des lieux tels que le marché de Muhanzi, celui de Kadutu, ou encore près de la grande poste.
Leur quotidien est rythmé par la recherche désespérée de nourriture, souvent en mendicité ou en quête de déchets à recycler. Cette lutte incessante pour survivre les prive non seulement de leur enfance mais aussi de leurs droits fondamentaux tels que l’éducation et la protection.

Malgré les efforts louables des quelques organisations comme le progrqmme d’encadrement des enfants de la rue, PEDER, le phénomène prend toujours de l’empleur et de plus en plus d’enfants finissent partiellement ou totalement dans la rue.
Malgré leur vulnérabilité , d’aucuns détournent le regard oubliant qu’il s’agit là des bombes à retardement.

Les conséquences sont graves : ces enfants sont souvent victimes d’exploitation économique, ce qui contribue également à l’insécurité urbaine, des filles sont victimes de viols et abus sexuels. On enregistre des enfants trouvés mort sans explication, et la plupart de ces enfants sont acteurs dans la criminalité urbaine observée dans la ville de Bukavu.

Roland Mulume Vainqueur, volontaire pour les enfants à Bukavu

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