0 3 minutes 1 an

Environ deux mois après la destruction des maisons dans le camp militaire Katindo par les nouvelles autorités de la ville de Goma pour des raisons sécuritaires, des familles de militaires, composées en majorité d’enfants, vivent dans la misère.

Autrefois logées au camp militaire de Katindo, ces familles vivent dans des conditions difficiles et sans assistance. Certaines sont sans nouvelles de leurs pères qui servaient le pays sous le drapeau.

Dans leurs lieux de refuge, ces familles sont presque dépourvues de tout : nourriture, eau potable, soins médicaux et abris. La situation est encore pire pour celles qui sont originaires d’autres provinces du pays et qui souhaitent rentrer, mais sans moyens.

Âgé de 13 ans, Espoir Muteba, éprouvé par la mort de son père militaire, a quitté le camp de Katindo avec sa mère et ses trois petites sœurs lors de la destruction des maisons.

« Notre cher papa a été abattu au front. Depuis sa mort, nous ne vivions qu’au camp Katindo. Après la destruction des maisons, nous nous sommes installés dans une famille d’accueil. Ici, la situation est aussi compliquée. Nous mangeons difficilement une fois par jour. Comme les banques sont fermées, nous avons du mal à accéder au peu d’argent de solde que maman recevait au nom de notre père », a-t-il témoigné avec des yeux pleins de tristesse.

Raissa Sambo, âgée de 15 ans, a aussi trouvé refuge dans une église de la place avec sa famille.

« Je ne sais même pas si mon père est mort ou s’il est encore vivant. Chaque jour, j’espère son retour, mais en vain. Pour survivre, je mendie en ville avec tous les risques, car notre maman n’a pas assez de moyens pour nous prendre en charge. Je demande aux autorités de bien vouloir nous trouver des abris et venir à notre aide, car vivre dans une église est difficile. Nous souffrons énormément », a-t-elle fait savoir.

Par ailleurs, elle demande aux personnes de bonne volonté d’aider sa famille à rejoindre son village d’origine en Équateur.

Face à cette situation, les autorités locales sont interpellées pour trouver une solution rapide afin de garantir un relogement digne aux familles de militaires déplacées.

Michael Lufungulo, volontaire pour les enfants à Goma

Auteur/autrice

Laisser un commentaire : Que pensez-vous de cet article ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.