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Dans la sous-division de Kabare 2, de nombreux enseignants et directeurs d’école ont participé à une formation sur la lutte et la prévention de la MPOX en milieu scolaire. Cette formation a réuni 912 enseignants et chefs d’établissement issus de 135 écoles, répartis sur 30 centres de formation situés dans plusieurs villages de Kabare, notamment à Miti, Murhesa, Kavumu, Katana, Bushumba et Lugendo.

Les enseignants ayant pris part à cette formation expriment leur gratitude pour cette initiative, qui arrive à un moment critique alors que Kabare fait face à une augmentation des cas de variole du singe chez les enfants et les adultes. Ils partagent leurs réflexions avec Watoto News lors de quelques interviews.

Furaha Buhendwa Anastasie, directrice de l’école primaire La Merveille à Kavumu, rencontrée sur le site de formation de Kabugo, souligne l’importance de cette formation : « Dans mon école, il y a eu 15 cas de MPOX ; je ne savais pas quoi faire, ni qui informer, ni quelles mesures prendre. À ce moment, je renvoyais l’enfant à la maison sans réaliser qu’il continuait à représenter un danger pour la communauté. Maintenant, je sais que si je remarque des signes de MPOX à l’école, je dois d’abord isoler l’enfant, contacter ses parents et les personnels soignants. J’ai aussi l’obligation de sensibiliser tous les élèves et les enseignants à respecter les gestes barrières. »

Au site de Cireja, Amani Ramazani, directeur du complexe scolaire Tuungane, une école conventionnée islamique de Kashenyi, s’engage à lutter contre cette maladie dans son école pour protéger non seulement ses élèves, mais aussi la communauté. « Je vais transmettre cette formation à tous mes enseignants qui n’étaient pas présents, afin qu’ils soient informés sur la maladie MPOX, les modes de prévention et les mesures de gestion, pour qu’à leur tour, ils puissent transmettre l’information aux élèves. Dès aujourd’hui, je vais également envisager de faire fabriquer des lave-mains à installer dans mon école pour faciliter le lavage des mains des élèves. Je ferai de mon mieux pour ne pas dépasser les deux cas de MPOX déjà constatés dans mon école, car après cette formation, j’ai acquis des connaissances que je n’avais pas auparavant sur cette maladie. »

« Je vais sensibiliser les enfants, surtout à l’hygiène, car tous les maux passent par là. Il est très important de prendre soin des enfants, car nous vivons dans un environnement déjà contaminé. Nous, au niveau de l’école, devons rester vigilants, car selon ce que nous avons appris lors de la formation, certains signes peuvent ne pas se manifester, » déclare Sœur Cizungu Laetitia, directrice de l’école primaire Madre Helena.

Par ailleurs, les formateurs venus de Bukavu expriment leur satisfaction quant à la transmission des connaissances essentielles pour lutter contre cette maladie. Watoto News a rencontré quelques formateurs, dont Cizungu Ramazani, qui a déclaré : « La formation s’est bien déroulée, et avec le contenu transmis, nous sommes confiants que les enseignants et chefs d’établissement qui ont participé à cette formation sont désormais capables de faire face à la MPOX en partageant ces connaissances avec les élèves et en restituant l’information aux enseignants absents. »

Le sous-proved de la sous-division de Kabare 2 assure que la formation s’est bien déroulée, après avoir effectué un suivi dans tous les sites de formation. « Je suis ravi de l’engagement des participants. Malgré les conditions sécuritaires précaires dans notre territoire actuellement, les participants étaient présents, ce qui montre une forte détermination dans la lutte et la prévention contre la MPOX, surtout que le groupement de Miti-Murhesa est considéré comme un épicentre de cette maladie », souligne Pascal Mugisho Ndeko.

Au site de formation de l’école primaire Bozi, le directeur Antoine Zirirane Kazige évoque l’utilité de cette formation pour ils et les enfants avec qui ils interagissent tous les jours. « Cette formation est capitale car elle nous concerne tous : enseignants, élèves et même les enfants, » déclare-t-il. Il insiste sur la mise en pratique des recommandations données lors de la formation pour prévenir cette maladie dans les milieux scolaires, et mentionne qu’au total, 66 enseignants de 11 écoles primaires bénéficient de cette formation dans deux sites au sein de l’école primaire Bozi.

Pour Basimize Muhindo, enseignant à l’école primaire Ntara, la maladie MPOX établit un triste record dans la communauté et il se sent désormais capable de prévenir son apparition en milieu scolaire avant de référer tout cas suspect, probable ou confirmé vers les structures sanitaires appropriées. Il remercie les formateurs pour cette opportunité et promet de consolider les acquis pour le bien-être des enfants.

Il convient de noter que cette formation, qui a débuté le jeudi 6 janvier 2025, a été organisée par la Division des affaires sociales et le ministère de l’Éducation et de la Nouvelle citoyenneté, avec le soutien financier du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF).

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