Pendant que les élèves de l’école primaire et secondaire étaient en détente à la fin du premier semestre, des coups de feu inattendus et incontrôlables ont retenti en date du 13 Février 2025 dans toute la ville de Bukavu et ses alentours à 17 h.
Cette situation malheureuse et surprenante a bloqué toutes les activités pendant plusieurs jours, affectant aussi les enfants dans leur scolarisation. Ces jours sans activités scolaires auraient dû servir aux eleves à apprendre beaucoup plus de nouvelles leçons et à ne pas être en retard par rapport au calendrier scolaire, mais impossible d’aller à l’ecole quand la peur habite chaque famille.
Étant enfant journaliste engagée dans la promotion des droits de l’enfant, malgré la situation de guerre, je me donne le courage de rencontrer certains enfants de l’école primaire et secondaire de mon entourage pour essayer de comprendre leur avis sur cette situation d’incertitude et de guerre .
Evan Kulondwa, élève en 8ème année d’éducation de base au CS Le Progrès, m’a dit : « Je suis vraiment choqué de voir cette situation apparaître en plein milieu de l’année scolaire. Cela fait que nous retournons en arrière dans l’enchaînement des leçons, et cela ne nous aide pas à ameliorer notre niveau et etre concentrés sur nos études. En plus, je me sens mal en voyant les images des corps sans vie tués sans raison.
Je demande à ceux qui se battent de privilegier l’interet superieur de l’enfant.
Rencontrant Jean Claude, élève du Collège St Paul en 5ème littéraire, il dit : « Nous étions en paix jusqu’à ce que cette situation nous surprenne et qu’elle impacte tous les secteurs de la vie. Elle nous stresse chaque jour et notre notre mode de vie a changé. Une inquiétude me domine, ainsi que toute ma famille, et nous nous demandons si cette année scolaire ne sera pas blanche. Je n’ai même pas l’espoir de finir la journée à cause de la peur des balles perdues qui peuvent me surprendre n’importe où. »
À son tour, Marie Reine Matabaro, élève en 6ème année primaire au CS Le Progrès, craint que la guerre affecte l’enfant et leur scolarité encore longtemps. Une autre inquiétude concerne les messages de panique sur les réseaux sociaux et les voleurs armés qui ont été libérés à cause de la guerre.
Une chose est sur les enfants ont besoin d’etudier dans un bon environnement securisé , car avec la peur au ventre meme quand on nous demander d’aller à l’ecole, on est là sans être là.
