À Bukavu, 10 journalistes de l’Est de la RDC viennent de gagner le concours Propaix « Genre pour la Paix ». Parmi eux, 5 sont du Sud-Kivu, 4 du Nord-Kivu et 1 de l’Ituri. La remise des prix a eu lieu lors d’une soirée de gala organisée ce 12 décembre par l’AFEM en partenariat avec GIZ Propaix.C’est dans le cadre enchanteur de l’Hôtel Horizon que la cérémonie de remise des prix du concours Propaix « Jinsiya kwa Amani », ou « Genre pour la Paix », s’est déroulée.

Après le verdict du jury, qui a réceptionné 70 réalisations de journalistes du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, 5 productions ont été récompensées comme les meilleures, tandis que 5 autres ont obtenu une mention spéciale au niveau de l’innovation et de la qualité parmi les 53 productions qui ont respecté les critères.
Simwerahi Marina Clarisse, journaliste à la radio Bora FM de Goma, a remporté la première place de cette troisième édition du concours « Genre pour la Paix ».
Pour les 10 lauréats aujourd’hui honorés, encouragés et dotés de matériels de travail et de documentation journalistique, 5 sont du Sud-Kivu, 4 du Nord-Kivu et 1 de l’Ituri.
C’est une façon pour l’AFEM et la GIZ, à travers le projet de « Promotion de la Paix et de la Stabilité dans l’Est de la RDC », Propaix 3, d’encourager les journalistes du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri à intégrer dans leur contenu la sensibilité aux conflits, les questions de paix, la prévention des violences sexuelles et sexistes, ainsi que la promotion du genre.Cette troisième édition du concours renforce la coopération entre Propaix et l’AFEM autour d’un objectif commun : utiliser les médias comme un outil pour promouvoir l’égalité des genres et la paix. Ce concours vise à encourager les journalistes dans la production de contenus de qualité sur la promotion du genre et des droits des femmes et des filles, renforcer l’engagement des médias sur les questions d’équité de genre, et motiver les journalistes à traiter des sujets liés à la promotion de la paix et à la prévention des violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG).

Il s’agit également de sensibiliser les médias à l’importance de l’égalité hommes-femmes pour guider des choix de production éclairés et influents au sein des communautés, tout en promouvant l’adoption de nouvelles pratiques en journalisme de paix.Au total, 53 journalistes issus des trois provinces de l’Est, dont ceux du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l’Ituri, ont soumis leurs productions pour concourir au prix Propaix 2024.
Parmi ces 53 candidats, 10 journalistes, dont 5 ayant réalisé les meilleures productions médias et 5 autres ayant obtenu des mentions spéciales innovantes, ont été proclamés lauréats.Simwerahi Marina Clarisse, journaliste et directrice de programme à la radio Bora FM de Goma et première lauréate du concours, a demandé aux femmes en général et surtout aux femmes journalistes en particulier de travailler avec professionnalisme afin d’occuper une place considérable dans leur domaine.
Elle a remercié la GIZ et l’AFEM d’avoir organisé cet événement en faveur des jeunes journalistes.« Je demande aux femmes, même si je sais qu’elles travaillent déjà, de travailler encore plus avec professionnalisme. Nous pouvons être confrontées à des hommes qui sont dans le métier depuis longtemps, mais si nous travaillons avec force et résilience, si nous restons concentrées sur un travail bien fait, je crois que rien ne pourra nous résister. Nous pouvons réaliser de grandes choses. Faisons les choses bien, allons jusqu’au bout, et n’oublions pas les principes journalistiques.

À l’égard des organisateurs GIZ et AFEM, nous leur disons un grand merci d’avoir organisé cet événement dans un cadre agréable ici à Bukavu. Nous leur demandons de continuer ainsi et de garder cet esprit de travail bien fait, cet esprit de justice, sans parti pris », a souligné Marina Clarisse.
De son côté, Madame Teresa Blasi Marti, responsable des questions de genre, droits humains et journalisme de paix au sein de la GIZ dans le cadre du projet de promotion de la paix et de la stabilité à l’Est de la RDC, a précisé que le jury avait reçu 70 candidatures, dont 53 productions remplissant les critères de sélection. Mais parmi elles, 10 productions de 10 journalistes se sont distinguées.
Ces derniers ont reçu certains outils journalistiques pour les aider à progresser dans le futur, tout en leur faisant espérer une pacification à l’Est de la RDC.
« En vérité, nous avons reçu 70 productions de journalistes. C’est l’année où nous avons reçu le plus grand nombre de productions journalistiques. Parmi elles, seules 53 ont rempli les critères pour participer, c’est-à-dire qu’il y a 53 productions qui ont concouru pour le prix. Au final, 5 lauréats ont été désignés, et 5 mentions spéciales ont également été attribuées, car il y avait vraiment des productions journalistiques de grande qualité. Le prix consiste à donner des équipements et des matériels pour améliorer le travail de journaliste, tels que des enregistreurs, des ordinateurs et des livres sur le journalisme sensible aux conflits et l’intégration du genre dans les médias. C’est ce que nous attendons d’eux : avec leur engagement, ils peuvent contribuer à la pacification ici à l’Est de la RDC. Les journalistes peuvent jouer un rôle capital en tant que vecteurs de paix dans cette région. Vous avez beaucoup de pouvoir, et vous êtes souvent des sources d’information pour la communauté, ce qui nous rend très satisfaits des productions journalistiques que nous avons reçues », a-t-elle déclaré.
Il convient de signaler que les lauréats ont bénéficié de divers outils tels que des ordinateurs, des livres liés au journalisme et à la communication, des dictaphones, des casquettes et des téléphones.
Emmanuel Murhula
