Les activités scolaires sont toujours suspendues dans les écoles de la sous-divison éducative Njiapanda, dans la province éducative du Nord-Kivu 2, dans le territoire de Lubero.
Selon la société civile locale, l’insécurité grandissante dans cette région, caractérisée par l’activisme des terroristes ADF, a freiné la reprise des cours après les deux semaines de vacances de fin d’année 2024.Kagheni Samuel ajoute que la population craint toujours la menace des ADF, qui ont tué plus de 90 personnes en l’espace de 5 jours, soit du 30 décembre 2024 au 4 janvier 2025, et qui restent toujours dans les milieux de refuge.
« La partie Njiapanda-Manzia a été attaquée le 31 décembre 2024 par les terroristes ADF. La population a été obligée de fuir, y compris les enfants en âge scolaire. D’autres finalistes ont fui depuis plusieurs jours et sont à Butembo. Cette situation impacte le calendrier scolaire, nous ne savons comment nous comporter face à cette situation« , indique-t-il.
La société civile du secteur de Bapere ajoute également que la menace des terroristes ADF freine le retour de la population.
Plus de 14 villages restent désertés et les activités socio-économiques y sont suspendues. Kagheni Samuel appelle à l’implication active de l’armée pour mettre fin à l’activisme des ADF dans la province du Nord-Kivu.
