Un atelier d’élaboration de la stratégie nationale de l’éducation en situation d’urgence en RDC s’est tenue ce jeudi à Bukavu chef-lieu du Sud-Kivu, a constaté Watoto News.
L’objectif est de collecter les données stratégiques au niveau primaire et autres informations relatives à l’éducation en situation d’urgence dans les onze provinces ciblées, notamment le Sud-kivu, le Nord-Kivu, l’Ituri, le Tanganyika, le Kasaï Central, l’Equateur, le Sud Ubangi, le Bas Uele, le Haut Uele, le Nord Ubangi et le Maindombe.
Selon Arlette Melo, missionnaire à la stratégie nationale de l’éducation en situation d’urgence (SNESU), la finalité est de voir l’enfant jouir de son droit à l’éducation, même en cas de situation d’urgence.

Madame Melo a expliqué à Watoto News que la situation d’urgence est l’ensemble des violences intercommunautaires, les conflits armés, les catastrophes naturelles, les épidémies et autres qui prive à l’enfant de ses droits fondamentaux dont le droit à l’éducation.
Le représentant du Maire de Bukavu dans ces assises, Aimé-Félicien Mobutshi a salué ce projet qui vient sauver l’éducation des enfants en cas de situation d’urgence.
Il a parlé de la mairie qui s’est d’ors et déjà inscrite dans la logique par l’assainissement et le reboisement de la ville ainsi que les sensibilisations pour lutter contre les incendies, le tout faisant partie des causes de situation d’urgence.

Pour Symphoriano Cirashaga, inspecteur principal adjoint en charge de l’éducation dans la province éducationnelle du Sud-kivu 1, ce programme est salutaire car la situation d’urgence étant imprévisibles, désormais avec un plan conçu à l’avance permettra à l’enfant de ne plus perdre son droit à l’éducation faute d’une situation d’urgence.
Selon les estimations du cluster éducation, en avril 2024, 1.303 écoles étaient toujours fermées en RDC, 68 pourcent pour cause des affrontements armés, 10 pourcent suite aux écoles utilisées comme abris, 7 pourcent pour occupation, 4 pourcent pour cause des catastrophes naturelles et 11 pourcent pour autres raisons.
Watoto News, Moïse AGAWAM
