Plus de 30 élèves issus des établissements secondaires et quelques étudiants ont été sensibilisés, ce mardi 10 décembre 2024, sur leur rôle à jouer pour lutter contre les violences basées sur le genre (VBG). C’était au cours d’un atelier de formation en leur faveur, organisé par l’Union des femmes des médias pour la paix (UFMP) dans la ville d’Uvira au Sud-Kivu.
« Cet atelier qui a réuni plus de 30 élèves de l’Institut Mwanga d’Uvira, de l’action Kusaidiya et d’autres établissements universitaires, a pour objectif de renforcer le rôle des jeunes filles dans la lutte contre les violences qu’elles subissent au quotidien », a déclaré Joséphine Mungubi, coordinatrice de l’Union des femmes des médias pour la paix (UFMP).

Elle ajoute qu’au cours des échanges, les participants ont partagé leurs expériences, évoquant des situations de harcèlement sexuel, des violences physiques et de mariage forcé. Selon elle, ces témoignages choquants ont mis en lumière l’ampleur du problème et la nécessité d’agir.
« Conscients de l’impact négatif de ces violences sur leur avenir et particulièrement sur celui des filles, ces jeunes se sont engagés à devenir des actrices et acteurs du changement. Ils ont ainsi décidé de créer des clubs d’écoute au sein de leurs établissements scolaires respectifs », a-t-elle fait remarquer.
Celle-ci laisse entendre que ces clubs, composés de 15 membres dont une majorité de filles, auront pour mission de sensibiliser leurs camarades, de recueillir les témoignages et de signaler les cas de violences.
La facilitatrice de ces assises, Françoise Bukuru, chargée de programme de l’UFMP, a insisté sur la nécessité de briser le silence et de dénoncer ces actes, avant de revenir sur l’importance de l’éducation, de l’accès aux postes de responsabilité et de l’utilisation responsable des réseaux sociaux pour lutter contre les violences basées sur le genre.
Notons que cette rencontre, qui coïncide avec la journée internationale des droits de l’homme, marque une étape importante dans la lutte contre les VBG à Uvira, en autonomisant les jeunes filles et en les dotant d’outils pour agir.
