La situation de l’éducation des enfants déplacés de guerre dans la région de Goma, au Nord-Kivu, est alarmante. Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus de 137.000 enfants en âge scolaire se trouvant dans des camps de déplacés n’ont pas accès à l’éducation.
Dans un nouveau rapport publié mercredi, la Coordination humanitaire indique qu’en 2023, seulement 20 000 enfants déplacés, soit 15 %, ont pu bénéficier d’une éducation formelle.
Cette crise éducative résulte de plusieurs facteurs. D’une part, les familles déplacées peinent à subvenir aux besoins scolaires en raison de l’instabilité économique et des difficultés financières, selon OCHA.
D’autre part, l’absence de programmes alimentaires scolaires aggrave la situation. Les classes surpeuplées et le manque de prise en charge des enseignants, souvent eux-mêmes déplacés, constituent également des obstacles majeurs à l’accès à l’éducation pour ces enfants.
Ces enfants ont fui les violences engendrées par les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et le M23 dans divers territoires tels que Rutshuru, Nyiragongo et Masisi. Leur quotidien est marqué par l’incertitude et le manque d’opportunités, alors même que la rentrée scolaire a été officialisée en RDC depuis le 2 septembre dernier.
Face à cette situation, OCHA appelle à une action urgente pour construire 2.737 espaces temporaires d’apprentissage (ETA) et mobiliser des enseignants disponibles afin d’assurer un encadrement minimal pour les enfants.
