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Des milliers d’enfants sont visibles ce dernier temps, sur plusieurs points chauds du territoire de Kabare, la houe à la main, chaque matin. L’objectif est de tenter d’être sélectionnés pour un travail agricole journalier, qui rapporte près de 3.000 FC par jour.

Que ce soit à Miti, Kavumu ou dans d’autres agglomérations, ces enfants mineurs ainsi que des hommes et des femmes sont disponibles chaque jour en attente d’un employeur. Certains enfants interrogés par Watoto News disent se préparer pour l’année scolaire 2024-2025.

Pour eux, c’est la seule solution pour se procurer le matériel scolaire, car la pauvreté frappe durement leurs familles.

Bien que l’éducation soit gratuite, de nombreux parents n’arrivent pas à rassembler l’argent nécessaire pour les uniformes, les cahiers, les stylos et autres fournitures en cette période de préparation de la rentrée.

Yvette Musimwa et Dieume Karhakubwa, âgés de 12 ans, ont confié mardi 20 août avoir passé la journée le ventre creux. Le premier compte utiliser son salaire journalier pour se nourrir, tandis que le deuxième prévoit d’acheter des cahiers une fois sélectionné par un employeur agricole.

Interrogé sur le sujet, Maître William Frédéric, responsable du service des affaires sociales à Kabare, déplore que de nombreux enfants soient exposés à des travaux physiques difficiles.

Selon lui, certains se sont également lancés dans de petits commerces, et des cas d’exploitation sexuelle de filles sont également signalés, toujours dans le but d’obtenir le matériel scolaire.

Maître William Frédéric demande au gouvernement de multiplier les efforts pour offrir des emplois aux parents, surtout en cette période cruciale avant l’ouverture de l’année scolaire 2024-2025.

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